Toujours aussi difficile, ces photos préparées :
difficile de savoir comment voir. Se battant les flancs.
Sans doute deux dimensions où ce discontinu peut tendre à se
réduire : retour, avancée, persistance, d’une part, et editing – comprendre, compute, tisser, au visionnage de la fin
de journée. Qui permet aussi d’infléchir, d’instruire,
le corps. Et de préciser la checklist.Et de ralentir le regard.
Parce que les photos font bien voir. Elles montrent aussi que c’est possible.
Elles montrent, par exemple, que c’est plus près qu’il
faut ; qu’est le désir. Sans parler du rapport photo : simplement la
passion du près remordue de fringale. Malgré la difficulté de la lumière (il va
falloir intégrer le flash, bah).
Difficulté de trouver où est cet espace photographique qui croise
l’espace physique des bibliothèques, et celui, espace de situation, culturel,
de cette interface fine entre histoire intellectuelle et quotidien social, au
près.
C’est de ça qu’il s’agit sans doute : et il est à
inventer autant qu’à trouver, mais il doit y être. Question de savoir où
planter le corps, où tendre l’écoute.
Je note les distances
très résistantes où je me tiens. Et l’obséquiosité qui semble être ma stratégie
spontanée, a little gushing a little sickeningsweet.
Plusieurs des interlocuteurs qui m’ont accueillie évoquent
des expositions. Une réaction au photographique, je note, inattendue.
Tiens, un titre possible : « Nou bezwe
bibliotek »
Checklist :
. je voudrais des chorégraphies du corps, et du bloc
livre-corps
. rapprocher des livres, étagères, outils, comment
. rester dans les biblis, y lire, y passer mon temps, y vivre
. prendre le Sony aussi, pour les lumières difficile :
comprendre comment y rentrer